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Massiac

Infos pratiques

Mairie de Massiac
1 rue Albert Chalvet – 15500 Massiac

Téléphone : 
04 71 23 02 61

Fax :
04 71 23 12 13

Email : 
accueil@mairiedemassiac.fr

Plan local d’urbanisme :

Visite guidée

Géographie

Situation : 
Le village est situé au centre d’une vallée formant une petite limagne et au confluant de trois rivières : l’Alagnon, l’Alagnonnette et l’Arcueil. A l’ouest commencent les monts du Cézallier, à l’est ceux de la Margeride. Au nord, deux éperons basaltiques ferment la vallée. Cette situation a valu à la ville le surnom de « Porte fleurie du Cantal ».

 

Communication : 
Massiac est placé sur l’autoroute A75 (Clermont-Ferrand-Montpellier) à l’embranchement de la N122  allant vers Aurillac. La ville est desservie par la gare de Massiac-Blesle sur la Ligne Figeac – Arvant, qui la met en liaison directe avec Clermont-Ferrand (environ 1h05), Aurillac (environ 1h15) et Béziers.

 

Climat :
Située à 530 mètres d’altitude la vallée bénéficie d’un climat d’abri sec (676 mm/an) et relativement doux. L’ensoleillement moyen est d’environ 2000h/an. La température moyenne est de 10 °C avec une forte amplitude annuelle.

L'histoire de la Chapelle Sainte Madeleine

L’histoire de la chapelle est liée à celle des seigneurs du village voisin de Chalet. Ce dernier s’appelait auparavant « Chalès le Chastel ».
Le nom de Chalès vient de l’ibère « cala » qui veut signifie forteresse de pierre.
 
Cet édifice n’a jamais été église paroissiale, c’était à l’origine la chapelle d’un petit château féodal construit par les seigneurs de Mercœur. Celui-ci se trouvait à l’aplomb de l’éperon basaltique qui surplombe la vallée de l’Alagnon. La situation du château était stratégique.
Il se trouvait à deux kilomètres de la voie romaine Gergovie-Toulouse et occupait une place défensive très importante.
 
La chapelle était située face à la porte d’entrée
du château et à l’extrémité d’une petite cour intérieure.
 
Le 1er décembre 1471 Guillaume de Flageac, abbé de Pébrac, vint bénir l’édifice en compagnie de Monseigneur l’évêque de Saint-Flour Antoine de Léotoing-Montgon. Celui-ci était en résidence au château de Chalès.
Le 4 décembre 1482, Antoine de Léotoing-Montgon mourait au château alors que la peste sévissait à Saint-Flour. Il fut enterré en grandes pompes dans l’enfeu de basalte du caveau situé à droite de l’hôtel. La dépouille fut ensuite transférée par ses neveux dans le caveau de la cathédrale.
 
• INTÉRIEUR DE LA CHAPELLE
A gauche du chœur se situe une chapelle et à droite, un enfeu dans lequel fut inhumé provisoirement en 1482, Antoine de Léotoing, deuxième évêque de Saint Flour qui mourut dans le château familial à Chalet.
 
La voûte au-dessus de l’autel abrite un Christ en majesté. A ses pieds, on distingue une sphère. A l’époque de l’art roman, on complétait les pans de murs vides avec des fleurs, des formes géométriques…
 
Ainsi de nombreux restes de décorations florales subsistent autour de l’Arc Triomphal. Autour du Christ apparaissent les 4 évangélistes avec leur représentation symbolique : St Marc (le lion), St Luc (le taureau), St Jean (l’aigle), St Mathieu (l’ange ou l’homme).
 
Les autres peintures laissent supposer qu’on a voulu représenter différentes étapes de la vie du Christ. La chapelle possédait une Vierge
romane en majesté et une statue de Sainte Madeleine que vous pouvez admirer à l’église Saint André.
 
Depuis son classement Monument Historique, la chapelle Sainte Madeleine a bénéficié de 1980 à 1983 d’une très importante restauration : consolidation des murs, restauration de la toiture, réfection du clocheton, mise à jour des peintures que l’on date du XIVème siècle.
 
Chaque année aux alentours du 22 juillet, jour de Sainte Madeleine, un pèlerinage a lieu à la chapelle.
 
La vue plongeante s’étend sur Massiac et la vallée de l’Alagnon; sur la rive droite on peut observer un autre éperon basaltique où se dresse le site, jadis habité, de St. Victor (altitude 735m).
 
• CULTE & LÉGENDE
Le 22 juillet, jour de la Sainte-Madeleine, elle fait l’objet d’un pèlerinage se terminant par l’hommage à la grotte habitée autrefois par la sainte.
 
La légende raconte qu’autrefois deux anachorètes, saint Victor et sainte Madeleine vivaient en ermites chacun sur un des deux rochers qui se font face. Ils éprouvèrent le besoin de deviser sur des sujets religieux mais ils ne voulurent pas se rencontrer physiquement.
 
La sainte tendit alors son chapelet jusqu’au rocher d’en face. Le miracle se produisit, il se forma un pont grandiose qui permit aux deux saints de se rapprocher…
 
Édifice classé au titre des monuments historiques en 1982.

Histoire

Époque Galllo-Romaine : 
C’est vers 260 que Saint Mary, confesseur de Saint Austremoine évangélise la région de Massiac. Peu à peu la région se romanise et vers l’an 300 une villa gallo-romaine est fondée au confluent de l’Alagnon et de l’Allagnonette. Son nom, « Mattii Acum » (le Domaine de Mathieu), est à l’origine du nom de Massiac.

 

Moyen-Âge : 
Vers 532 du fait des invasions franques un village se forme autour de la villa. La période suivante reste peu connue. On retrouve des traces historiques en 893. Armand 1er d’Apchon, Vicomte d’Auvergne, reçoit la Baronnie de Vernières dont Massiac dépendait. C’est également au IXe siècle que l’on établie une viguerie et un monastère dans le village.

En 1169, lors du démembrement du Comté d’Auvergne par Louis VII, on note l’existence de trois villages : – Le Montel, fief des Montel, vassaux du Prince Apanagiste de la Terre d’Auvergne. – Massiac, fief des Apchon vassaux des Dauphins d’Auvergne. – La Tour d’Ally fief des Rochefort d’Ally, vassaux des Mercoeur de Blesle.

En 1361 le seigneur de Massiac, Guillaume VI d’Apchon, arrête l’envahisseur anglais à Maurs.

En 1420 Guillaume III d’Espinchal, seigneur des Ternes, épouse Marie de Rochefort d’Ally et prend le fief en dote.

Le 24 mai 1429 Pierre de Tinière, seigneur de Massiac, accorde aux habitants du bourg de Massiac d’élire leur consul et d’avoir une assemblée commune. C’est la naissance de la commune. A cette époque la ville se fortifie.

En 1440 au moment de la révolte dite de « la Praguerie » Jean Salazar, baron de Chaudes-Aigues, donne l’assaut et prend Massiac. Quarante habitants seront tués sur les remparts.

 

Époque moderne :
Le 6 octobre 1584 Margueritte d’Apchon, dernière héritière de la famille, épouse François 1er d’Espinchal. Les Espinchal unissent les deux bourgs et deviennent les vrais seigneurs de Massiac. La famille complète l’unification par l’achat du bourg du Montel le 16 avril 1623.

En 1666 le tribunal des Grands Jours d’Auvergne condamne à mort Gaspard d’Espinchal, seigneur de Massiac, pour crimes. Son château est détruit. Il s’enfuit en Bavière, devient commandant des armées du Grand Electeur, et se livre à l’espionnage pour le roi de France. En 1678 Louis XIV lui accorde le pardon et le rétablit dans ses droits.

Une des plus grave épreuves que dû connaitre le bourg eu lieu en 1694 : le quart de la population de Massiac (251 personnes) y fut décimé par la peste.

 

Période révolutionnaire :
A la création des départements Massiac insista à plusieurs reprises pour être rattaché au département de la Haute-Loire. Les démarches n’aboutirent jamais.

 

XIXe Siècle :

Le 14 novembre 1801 la population de Massiac, très légitimiste, signa une pétition réclamant le retour du comte Thomas Joseph d’Espinchal. Proche du prince de Condé, celui-ci s’était exilé au moment de la révolution française et avait participé en 1792 à la coalition d’Auvergne qui supportait le conte d’Artois. Auparavant il vivait à Paris où il menait une vie mondaine et fastueuse. Son retour à Massiac en 1803 donna lieux à de grandes festivités. Il fut élu maire en 1812 et le resta jusqu’à sa mort en 1823. Il fut enterré sous le choeur de l’église Saint-André. A ce sujet, Jean Rieuf, dans son ouvrage « Massiac et son Canton » (Editions Gerbert, 1971) notera que de 893 à 1823 Massiac ne connaîtra que deux lignées seigneuriales : les Apchon et les Espinchal.

Le 5 novembre 1861, Massiac devient tête de ligne de la voie ferrée provenant de Clermont-Ferrand. La construction de cette ligne va nécessiter la déviation du cours de l’Allagnonette, la construction d’un pont et la création d’une nouvelle route nationale. Ces travaux vont profondément changer l’aspect de la cité. Déjà ville de foire, la ville connaît alors un fort développement économique

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